L’Origole (56km, 1790m D+)

3 Décembre, dernier trail de l’année, l’Origole fait partie des gros objectifs de la saison. Je me méfie de cette course même si je suis habitué à ce type de terrain que j’affectionne. Un fort taux d’abandon les années précédentes et une bonne crève post Templiers me laisse des doutes sur le classement espéré.

C’est en compagnie de Caro que je rejoins Le Perray en Yveline. Nous sommes bien accueillis par les bénévoles à la remise des dossards. Je discute avec Steph Le Savoyard avec qui je passerai un bon moment post course en attendant Caro. Je vois également David de la Team Ap’Héros…22ième sur l’Echappée Belle je pense qu’il n’est pas venu pour enfiler des perles ! Je pensais croiser également des TIFS mais je ne verrai finalement que Laurent Desmet, inscrit sur le 110km, peu avant le départ.

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Même s’il est prévu un ravitaillement liquide chaud et froid au ravitaillement à mi-course, je préfère être autonome. Je porte donc 2 litres de boisson énergétique sur moi et 5 gourdes de compotes enrichies en malto et sel. Du coup, quand je vois les sacs de mes compagnons de route devant la ligne de départ, je pense être un peu plus chargé. Pas grave…le but aujourd’hui est de finir dans de bonnes conditions, et l’eau risque d’être trop froide au ravitaillement, je ne m’arrêterai pas ou très peu.

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Le départ est donné, je me retrouve vite en tête de course, les coureurs du 110km et 55km étant mélangés. Quelques-uns accélèrent un peu, je reste collé derrière. C’est parti moyennement vite, mais je ne suis pas échauffé et je garde en tête mes déboires de fin de course des Templiers.
Je me retrouve finalement au bout de quelques km 6ième, et un coureur qui pousse une bonne accélération s’échappe, nous laissant sur place. Je fini par décrocher dans les premières difficultés, mes 4 compagnons courant dans les montées, je ne peux pas suivre, j’hyperventile et ce n’est que le début de course.

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Je préfère marcher et finalement j’arrive à raccrocher sur le plat et les descentes. Je fini par les perdre de vue en essayant de mettre rapidement ma veste et mes gants dans le sac, car j’ai très chaud (il fait proche de 0°c !).
J’arrive finalement à les rattraper, j’ai quelques raideurs au niveau des mollets du à des chaussures peut être trop neuves, mais je relance la machine et passe le premier contrôle en 4ième position (13km). Je me sens bien mais je reste derrière pour faire du jus, la course est encore longue.
Puis le 1er de notre groupe fait une erreur en prenant une descente assez technique sur la droite alors qu’il fallait monter sur la gauche. Tout le monde a suivi mais rapidement je retrouve la balise en hauteur et prends la tête du groupe sur une pente assez raide pour retrouver le chemin. Je marche vite et relance sur le chemin.

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Au bout de quelques minutes, je me retourne et m’aperçois qu’un seul coureur me suit. Je suis surpris car je ne pensais pas avoir accéléré mais mon compère me fait comprendre que j’ai étiré le groupe dans la montée sèche. Je pense plutôt qu’ils sont partis trop vite car je n’ai pas accéléré et au contraire je commence à respirer plus calmement même dans les montées. Je prends énormément de plaisir dans les descentes, je commence à « jouer » avec le terrain avec de bonnes sensations. Je suis bien plus à l’aise maintenant.
Nous discutons un petit moment et prenons des relais chacun notre tour ce qui nous évitera finalement de nous perdre 1 ou 2 fois. Puis je fini par le décrocher dans une succession de côtes et de descentes, je l’attends un peu puis fini par repartir à bonne allure. Je ne vois pas de frontale derrière lui; j’ai peut-être les jambes pour faire un podium mais nous ne sommes encore qu’à mi-parcours.
J’arrive finalement au ravitaillement que je décline malgré la gentillesse des bénévoles et passe le 2ième contrôle en 2h33, on m’annonce le 1er à 5’.
Je poursuis, je vois maintenant la frontale de mon compagnon de route loin derrière. Je fini par me perdre dans une belle descente goudronnée que je remonte en sens inverse. Je demande ma route à un homme posté plus haut mais il me dit qu’un coureur est parti à gauche juste derrière moi… mais je viens de cette route et il n’y pas de balisage. Je me retourne regarde tout de même et…comment ai-je pu loupé cette bifurcation ! Bien balisée, il y a même un grand carton d’encouragement. Ce monsieur ne devait pas faire parti de l’organisation et manifestement ne connaissait pas sa droite et sa gauche ! Je peste juste de ne pas ouvrir assez les yeux…comme d’habitude ! Du coup j’accélère et prend un rythme assez soutenu sur 2-3km pour rattraper mon binôme mais je finis par ralentir ensuite en devinant qu’il s’agissait sûrement du 1er de ma course car je ne vois pas de frontale devant.
Je fini tout de même par rattraper un coureur bien fatigué, je lui demande si ça va, il est grillé, ce doit être le 1er, je file, euphorique. Perdu dans mes pensées en visualisant la ligne d’arrivée, je commence à regarder mes pieds et fini par me retrouver d’un coup allongé sur un tapis de feuille…dans le noir…avec une vive douleur à la tête.
Je me rassois, cherche à tâtons mon buff et ma frontale à côté de moi par terre : je viens de me prendre une belle branche sur ce chemin à peine tracé qui m’a arrêté net. Je reprends mes esprits et repars tranquillement, je suis 1er, j’ai juste à gérer pour garder ma place et surtout ne pas me blesser.

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Je finis enfin par arriver sur la ligne dans le gymnase du Perray, après 5h26 d’effort. D’abord euphorique, je suis ensuite surpris lorsque le speacker m’annonce 2ième. Steph qui a abandonné sur blessure et qui encourageait les arrivants me confirme le classement. Le 1er est arrivé avec 15 minutes d’avance ! J’ai du doubler un coureur complètement perdu ou en train d’abandonner. Ce n’est pas grave, je n’aurai pas pu le rattraper. J’ai mal aux jambes, mais je me sens bien, j’ai pour une fois de très bonnes sensations après un trail long. Je ne me suis pas mis dans le rouge, le passage le plus difficile pour moi aura été finalement la première heure. je suis ravie de cette place pour ma première course en Master 1 ! J’ai adoré le parcours avec toutes ces relances, je pense que ma préparation typé fartlek dans le Mont Griffon m’a bien aidé.

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Je suis d’autant plus content que David que je revois aux douches m’annonce qu’il est 3ième.

La Team Ap

La Team Ap’Heros 2 et 3 !

Caro aura très bien couru également ! mais pas le temps de passer aux douches pour elle car un podium l’attend également !

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Merci à Steph, Caro et David pour les bavardages ! Cette longue soirée est passée très vite finalement 😉

1 commentaire sur “L’Origole (56km, 1790m D+)”

  1. Belle course pour toi ! J’aime bien lire tes récits : c’est intéressant de voir comment ça se passe en tête de course 😉
    Et encore merci de m’avoir accompagnée et attendue !

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